Derniers articleS

Bus et soirées à Tel Aviv
Il n’y a toujours pas de métro à Tel Aviv. Et alors que le Tramway de (...) >lire la suite


Tout peut changer : quelques préjugés à l’épreuve
Les organisations juives n’aident que les Juifs, les ultra-orthodoxes (...) >lire la suite


Mobilisation des Israéliens en vue des fêtes de Rosh Hashana
Le titre principal du journal Maariv vendredi dernier était : 530 280 (...) >lire la suite


Telmap, pionner israélien de la navigation en ligne
Ce qui rend les « téléphones intelligents » intelligents c’est leur (...) >lire la suite


Un écho d’Israël a besoin de vous pour continuer
Grâce à vos dons, Un écho d’Israël peut continuer à se développer et (...) >lire la suite


Rentrée scolaire : plus d’étude de l’arabe et plus de judaïsme
Ce 1er septembre est le jour de la rentrée scolaire en Israël pour un peu (...) >lire la suite


Une pièce en or rare de 2 200 ans découverte à Tel Kadesh
Une pièce en or très rare de 2 200 ans a été découverte sur le site de Tel (...) >lire la suite



Toutes les nouvelles

Vous recherchez un article, utilisez notre moteur de recherche :

Vous êtes dans : Accueil >> Nouvelles

Adieu Teddy

samedi 6 janvier 2007, par Michel Remaud


Jeudi en milieu de matinée, la rue de Jaffa évoquait un peu le même site le jour de kippour : aucune circulation automobile, et des piétons déambulant librement au milieu de la chaussée. Un peu après dix heures et demie, on a pu voir passer le véhicule transportant le corps de Teddy Kollek, un simple fourgon mortuaire décoré de la bannière de Jérusalem et sur lequel flottaient deux drapeaux israéliens. Un peu plus tard, Teddy était honoré de funérailles nationales sur le mont Hertzl, dans le cimetière des « grands de la nation ».

Né à Vienne en 1911, Théodore Kollek était monté en Israël en 1934. Il participa à la fondation du Kibboutz de Ein-Guev, sur la rive orientale du lac de Tibériade, puis exerça des fonctions importantes dans la Haganah et la section politique de l’Agence juive. Il fut mêlé à des contacts avec les nazis pour tenter de sauver des Juifs. Il coopéra avec les services de renseignements américains et fut nommé ministre plénipotentiaire à Washington, après la déclaration d’indépendance. De 1952 à 1964, il fut directeur général du cabinet du Premier ministre et collabora avec Ben Gourion pour la fondation du parti Rafi. On lui doit la création du Musée d’Israël.

En 1965, il fut élu maire de Jérusalem à la tête de la liste du Rafi et fut constamment réélu jusqu’en 1993. Pendant ces vingt-huit ans, il a profondément marqué de son empreinte la ville à laquelle il s’était totalement dévoué. Il eut à gérer la réunification de la ville à partir de juin 1967, puis à veiller à l’équilibre délicat entre les communautés, religieux, laïcs, juifs, musulmans, chrétiens... Il était de ces élus locaux qui ont renoncé à tout cumul et à toute carrière politique nationale - alors que son expérience, ses capacités et son prestige le lui permettaient - pour se consacrer exclusivement à sa ville. On le voyait à la mairie dès 5 heures du matin et il en repartait à 11 heures du soir, allant voir les balayeurs de rues et ne sortant jamais en ville, avant l’invention des téléphones cellulaires, sans avoir en poche une poignée de jetons de téléphone pour pouvoir à tout moment appeler la mairie depuis une cabine et signaler tel ou tel problème de voirie ou d’urbanisme.

De son vivant, il aura été honoré par le prix d’Israël, qui lui fut décerné en 1988, et par l’attribution de son nom, ou plutôt de son diminutif, au stade qu’il avait fait construire, le « Stade Teddy ». Dans ce pays où il existe des clubs sportifs de gauche et de droite, le très nationaliste Bétar de Jérusalem joue ses matches à domicile dans un stade portant le nom d’un laïc de gauche...

L’erreur de Teddy Kollek fut de ne pas prévoir sa succession. Lorsqu’il se présenta aux élections de 1993, à quatre-vingt deux ans, il fut battu par Éhud Olmert.

Teddy Kollek était l’un des derniers représentants d’une génération que l’actuelle n’a guère de chance d’égaler ni de faire oublier.

mis en ligne : samedi 6 janvier 07.

Répondre à cet article

Partager l'info : envoyer l'article par mail title= envoyer par mail RSS2.0 http://www.wikio.fr Partager  
 
LIVRES

Les larmes de la rue des Rosiers
Alain Vincenot - Rue des Rosiers : le quartier juif de Paris. Il remonte au Moyen Âge. À partir du XIXe siècle, beaucoup de juifs d’Europe de l’Est, fuyant l’antisémitisme, y (...)
QUI EST QUI

Itzhak Zaki Alhadif
Itzhak Zaki Alhadif (1890-1938), premier maire juif de la terre d’Israël, qui fut à la tête de la mairie de Tibériade de 1928 jusqu’à son assassinat en 1938. Itzhak Zaki Alhadif (...)
CALENDRIER
VIDEOS
Idan Amedi – Yeled Mizdaken
Le jeune chanteur Idan Amedi, qui participe au concours Kochav Nolad (Une étoile est née), la Star Académie version israélienne, vient d’enregistrer une nouvelle version d’une chanson (...)
DOSSIERS

Les fêtes et les célébrations juives
Présentations, réflexions, témoignages et textes liturgiques sur les fêtes juives en Israël et le calendrier hebraïque : la période de Ticha Beav, Kippour, les fêtes de pélerinage (Pessah, (...)
DOCUMENTS

« Kairos Palestine 2009 » (« Un moment de vérité ») : le dossier de l’AJCF
L’Amitié Judéo-Chrétienne de France a souhaité réagir à ce document, largement diffusé sur Internet et dans les églises chrétiennes, souvent sans analyse critique. De peur qu’il ne (...)
OPINIONS

Les alliés israéliens de Washington
La Gauche israélienne sait que peu importe combien son projet politique est rejeté à toute force par le public, le gouvernement des USA soutiendra ses (...)
CULTURE

Cinéma : Paam Aïti’, Autrefois j’étais
« Autrefois j’étais », en anglais ‘Once I was’ est le titre d’un album de Tim Buckley, sorti en 1968. Le choix n’a pas été laissé au hasard puisque c’est de (...)
 

Copyright 2000-2008© un écho d'Israël
All rights reserved.