Une église de l’époque byzantine, pavée de très belles mosaïques et portant une dédicace, a été découverte près de la localité de Ness Harim, à 5 kilomètres à l’est de Beit Shemesh, lors de fouilles archéologiques conduites par l’Autorité des Antiquités Israéliennes suite à la planification d’un agrandissement du village.
D’après Daniel Ein Mor, le directeur des fouilles : « Le site était entouré d’une petite forêt de chênes et recouvert de terrasses agricoles cultivées par les habitants de Ness Harim. Avant les fouilles, on pouvait distinguer sur le sol une grande quantité de tessons de l’époque byzantine ».
Pendant la première saison des fouilles en novembre 2008, le narthex de l’église a été découvert. Son sol était couvert d’un tapis de mosaïques polychromes et orné de dessins géométriques avec des boutons de fleurs entrelacées. Malheureusement, à la fin des fouilles, cette mosaïque a subi des actes de vandalisme. Un complexe de plusieurs pièces indique aussi la présence d’un lieu où l’on fabriquait le vin, ce qui correspond, d’après notre connaissance, à ce qui existait dans les monastères byzantins de la région à cette époque des 6ème et 7ème siècles après J.C. L’abside de l’église a été entièrement découverte, ainsi que d’autres parties de l’aile sud.
Deux pièces adjacentes aux côtés nord et sud de l’église ont également été fouillées. Dans la pièce sud, un sol, lui aussi en mosaïques, est décoré de cercles de différentes tailles. Une inscription en grec ancien a été déchiffrée par le professeur Léa Di Signi de l’Université Hébraïque de Jérusalem : « Seigneur Dieu de saint Théodore, protège les illustres Antonius et Théodose… Théophylactus et Jean le prêtre…. Aie pitié de Stéphane ».
Après la dernière période byzantine, date à laquelle l’église a été abandonnée, le bâtiment a servi à divers usages ; la mosaïque a été complètement détruite à certains endroits, et l’intérieur de l’église a été réutilisé pour d’autres activités lors de la première période islamique du 7ème siècle.
D’après Daniel Ein Mor : « Nous connaissons d’autres églises byzantines dans les environs qui, d’après nous, appartiennent elles aussi à des monastères byzantins. Les fouilles de Ness Harim complètent notre connaissance sur la nature des établissements chrétiens-byzantins dans les régions rurales autour des villes principales de cette région Bet Gouvrin, Emmaüs, et Jérusalem.
Le nom de Ness Harim a pour origine un verset du livre d’Isaïe : « Quand on lèvera un signal (Ness Harim) sur les montagnes vous verrez, quand on sonnera du shofar vous entendrez » (Is. 18, 3).