Le département israélien des Antiquités a annoncé hier la mise au jour d’une des plus anciennes synagogues d’Israël remontant à la fin de la période du second Temple. La découverte a eu lieu sur le site de l’ancienne cité de Magdala située au bord de lac de Tibériade à sept kilomètres à l’ouest de Capharnaüm.
Les fouilles archéologiques dirigées par Dina Avshalom-Gorni et Arfan Najar ont débuté fin juillet dernier sur ce site où aurait vécu Marie de Magdala (encore connue sous le nom de Marie Madeleine) selon les Evangiles et la tradition chrétienne. Un centre catholique pour pèlerins devrait y voir le jour prochainement.
Les vestiges de la synagogue, un bâtiment de 100 m2, sont particulièrement bien conservés. On peut y voir les restes d’une colonnade. L’édifice était orné de mosaïques aux desseins géométriques et de fresques comme dans la très grande majorité des synagogues de la Galilée. Elle est la 7ème synagogue trouvée dans le monde datant de cette époque.
La découverte la plus remarquable est celle d’un bas-relief en pierre sur lequelle est gravé le chandelier à 7 branches (Ménora) qui se trouvait dans le Temple de Jérusalem. Selon les archéologues, il est probable que l’artiste ait vu de ses propres yeux le chandelier sacré. Dina Avshalom-Gorni parle d’une "découverte émouvante" : "C’est la première fois que la Ménora est trouvée dans une synagogue datant d’une époque où le Temple existait encore".
Selon l’historien juif du premier siècle, Flavius Josèphe, Magdala ("la tour" en araméen, Migdal en hébreu) était la ville la plus importante autour du lac de Tibériade jusqu’à la grande révolte juive contre les Romains qui débuta en 66 après JC. Elle servait de centre administratif de la région de la Mer de Galilée. Elle fut entièrement détruite par les armées de César. Flavuis Josèphe, qui fut commandant en chef des forces juives en Galilée, y séjourna.