Derniers articleS

Bus et soirées à Tel Aviv
Il n’y a toujours pas de métro à Tel Aviv. Et alors que le Tramway de (...) >lire la suite


Tout peut changer : quelques préjugés à l’épreuve
Les organisations juives n’aident que les Juifs, les ultra-orthodoxes (...) >lire la suite


Mobilisation des Israéliens en vue des fêtes de Rosh Hashana
Le titre principal du journal Maariv vendredi dernier était : 530 280 (...) >lire la suite


Telmap, pionner israélien de la navigation en ligne
Ce qui rend les « téléphones intelligents » intelligents c’est leur (...) >lire la suite


Un écho d’Israël a besoin de vous pour continuer
Grâce à vos dons, Un écho d’Israël peut continuer à se développer et (...) >lire la suite


Rentrée scolaire : plus d’étude de l’arabe et plus de judaïsme
Ce 1er septembre est le jour de la rentrée scolaire en Israël pour un peu (...) >lire la suite


Une pièce en or rare de 2 200 ans découverte à Tel Kadesh
Une pièce en or très rare de 2 200 ans a été découverte sur le site de Tel (...) >lire la suite



Toutes les nouvelles

Vous recherchez un article, utilisez notre moteur de recherche :

Vous êtes dans : Accueil >> Un écho d’Israël > > Un écho d’Israël 22 : avril 05

Des retraités devenus artistes

vendredi 15 avril 2005, par Suzanne Millet


Au 14 de la Rue Shivtei Israël, entre la mairie de Jérusalem et l’hôtel Notre-Dame, rien ne distingue à première vue le magasin Yad la-kashish (la main [tendue] au vieillard) de n’importe quel autre magasin de souvenirs et d’objets d’art, sinon peut-être la variété des articles qui s’y trouvent mis en vente. Il s’agit pourtant d’un établissement original, puisque tous les objets que l’on peut y trouver sont fabriqués par des artistes amateurs de soixante à quatre­-vingt-dix ans.

Yad la kashish est né en 1962, lorsqu’une femme du quartier, Myriam Mendilow, fatiguée d’entendre des enfants se moquer des vieux, décide de prendre les moyens de montrer aux jeunes ce que les vieux peuvent faire, pour encourager les premiers à respecter les seconds, et permettre à ces derniers de conserver leur dignité. Avec quelques retraités, elle monte un atelier de reliure. Les livres scolaires des enfants sont souvent en mauvais état. Les écoliers vont donc pouvoir faire relier leurs livres par les anciens. Chacun des livres restaurés portera un tampon disant : « Si ton livre est en bon état, c’est grâce aux vieux de Jérusalem. »

Rapidement, l’entreprise va se développer et entraîner l’ouverture de nouveaux ateliers ainsi que d’un magasin de vente. Aujourd’hui, ce sont 250 personnes âgées qui travaillent dans différentes salles à la reliure, la ciselure, la broderie, la peinture etc. On entend parler russe dans certains ateliers, éthiopien dans d’autres. Il existe même un atelier pour vieillards handicapés. Simple salle de travail à l’origine, Yad la kashish est devenu aujourd’hui presque un quartier, un de ces enchevêtrements de bâtiments disparates, de ruelles et d’escaliers qui font le charme du vieux Jérusalem.

L’entreprise n’emploie qu’un minimum de personnel salarié : la directrice, une assistante sociale, quelques artistes professionnels pour la formation technique et pour la direction des ateliers. La vente des produits finance près de la moitié des frais. Le reste est couvert par des dons. Ceux et celles qui travaillent dans les ateliers reçoivent pour chaque matinée de travail un peu d’argent ainsi qu’un repas gratuit servi sur place. Il reçoivent aussi une aide pour les soins dentaires et les achats de lunettes. Le magasin est tenu par des bénévoles. Il faut le souligner : ceux qui travaillent dans ces ateliers ne sont pas des artistes retraités, mais des retraités devenus artistes, qui peuvent exercer aujourd’hui des talents qu’ils n’avaient jamais mis en oeuvre auparavant. Certains d’entre eux, montés en Israël à l’âge de la retraite, ont trouvé ici de quoi occuper leur temps et leurs mains. À la visite des ateliers, on peut être surpris de la minutie avec laquelle des anciens exécutent des travaux de précision.

Les objets mis en vente sont d’une variété extrême, depuis la peinture sur soie jusqu’au papier mâché, en passant par le cuivre ciselé, les bijoux en argent, le tricot, la broderie, la céramique, la baudruche, les jouets en bois. On en trouve pour tous les goûts, même les plus exigeants, et ce qui peut apparaître aux plus difficiles comme d’une qualité artistique discutable peut être considéré comme ravissant par des touristes venus d’autres pays.

Signe de la réussite de l’entreprise : en ce matin du 24 mars, les trois salles du magasin étaient remplies de jeunes.

Indications pratiques  :

Yad L’Kashish ; 14, Rue Shivtei Israël ; P.O.Box 28, Jerusalem 91000 ; Tél. 972 2 628 78 29. Quatre emplacements de stationnement d’autocars sont réservés devant le magasin (demander un ticket à l’intérieur).
Voir le site  : http://www.lifeline.org.il/lifeline/?


Partager l'info : envoyer l'article par mail title= envoyer par mail RSS2.0 http://www.wikio.fr Partager  
 
LIVRES

Les larmes de la rue des Rosiers
Alain Vincenot - Rue des Rosiers : le quartier juif de Paris. Il remonte au Moyen Âge. À partir du XIXe siècle, beaucoup de juifs d’Europe de l’Est, fuyant l’antisémitisme, y (...)
QUI EST QUI

Itzhak Zaki Alhadif
Itzhak Zaki Alhadif (1890-1938), premier maire juif de la terre d’Israël, qui fut à la tête de la mairie de Tibériade de 1928 jusqu’à son assassinat en 1938. Itzhak Zaki Alhadif (...)
CALENDRIER
VIDEOS
Idan Amedi – Yeled Mizdaken
Le jeune chanteur Idan Amedi, qui participe au concours Kochav Nolad (Une étoile est née), la Star Académie version israélienne, vient d’enregistrer une nouvelle version d’une chanson (...)
DOSSIERS

Les fêtes et les célébrations juives
Présentations, réflexions, témoignages et textes liturgiques sur les fêtes juives en Israël et le calendrier hebraïque : la période de Ticha Beav, Kippour, les fêtes de pélerinage (Pessah, (...)
DOCUMENTS

« Kairos Palestine 2009 » (« Un moment de vérité ») : le dossier de l’AJCF
L’Amitié Judéo-Chrétienne de France a souhaité réagir à ce document, largement diffusé sur Internet et dans les églises chrétiennes, souvent sans analyse critique. De peur qu’il ne (...)
OPINIONS

Les alliés israéliens de Washington
La Gauche israélienne sait que peu importe combien son projet politique est rejeté à toute force par le public, le gouvernement des USA soutiendra ses (...)
CULTURE

Cinéma : Paam Aïti’, Autrefois j’étais
« Autrefois j’étais », en anglais ‘Once I was’ est le titre d’un album de Tim Buckley, sorti en 1968. Le choix n’a pas été laissé au hasard puisque c’est de (...)
 

Copyright 2000-2008© un écho d'Israël
All rights reserved.