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Ein Guédi, le jardin botanique le plus bas du monde

mercredi 21 octobre 2009


Depuis plusieurs années circule cette histoire : Une délégation des Etats-Unis qui visitait le kibboutz d’Ein Guédi fut très impressionnée par le jardin botanique soigné à la perfection. Durant la visite, l’un d’eux demanda au secrétaire du kibboutz : « Il y a une chose que je ne comprends pas. Comment le gouvernement vous a-t-il permis de construire votre village en plein milieu d’un parc national ? Chez nous, cela aurait été impossible ! ».

Le kibboutz d’Ein Guédi fondé en 1959 sur un sommet vide de toute végétation se situe à côté de la Mer Morte et il se trouve que ce n’est pas le kibboutz qui a été construit dans ce magnifique jardin mais, bien au contraire, que ce sont les habitants du kibboutz qui, dès les premiers jours de leur installation, ont commencé à planter et soigner ce jardin. Ils voulaient voir un peu de verdure autour d’eux et recevoir beaucoup d’ombre dans ce lieu tellement aride et brûlant.

Histoire du jardin botanique d’Ein Guédi

La plantation d’arbres dans le jardin botanique a commencé avec la construction des premières maisons. Au début, les kibboutziques n’avaient pas l’intention de créer un jardin botanique. Ce jardin, c’était simplement la cour du kibboutz. Le désir de mettre un peu de verdure autour de leurs maisons était bien compréhensible et c’est la nature, généreuse en chaleur et en eau douce, qui a fait le reste. Les kibboutziques ont exploité ces conditions pour créer le parc, devenu aujourd’hui un foyer d’attraction pour les nombreux visiteurs israéliens et étrangers.

« Le potentiel naturel du lieu s’est révélé progressivement. Nous avons appris qu’il est possible de cultiver ici des plantes qui n’arrivent pas à survivre dans d’autres lieux en Israël. Des plantes des régions chaudes du globe ont été importées à Ein Guédi depuis différents déserts et depuis des forêts tropicales très arrosées. » Aujourd’hui on compte à Ein Guédi plus de 600 espèces de plantes différentes.
Le jardin reçoit le soutien professionnel d’une équipe du jardin botanique de l’Université de Guivat Ram de Jérusalem et l’aide logistique du K.K.L qui a procuré des plaques donnant pour chaque plante une explication détaillée et claire.

La croissance du jardin dans le désert

Au début on a planté des jujubiers, des palmiers et on a semé du gazon. Avec les années les membres du kibboutz ont appris quelques données essentielles. Les jujubiers, ces beaux arbres aux fleurs rouges et à l’ombre épaisse, ont été plantés trop près des maisons. Ils se sont développés de telle façon que leurs branches pénétraient dans les balcons et que leurs racines menaçaient les fondations des maisons. Malgré la beauté des jujubiers l’équipe de l’environnement choisit de planter de moins en moins de jujubiers et découvrit d’autres arbres convenant aux conditions climatiques d’Ein Guédi : entre autres une grande variété de palmiers d’ornementation venant de tous les coins du globe, des baobabs et d’autres arbres de cette même famille très remarquée, la famille des baobabs. Tout cela entremêlé avec des plantes appartenant à la flore locale de l’oasis dans laquelle se trouve Ein Guédi comme le moringa, les genêts, la molène (bouillon blanc). Toutes ces belles plantes colorées donnent une impression féerique à celui qui se promène dans les sentiers du kibboutz.

Le sous-sol

Le sous-sol créé sous les arbres a été travaillé d’une façon traditionnelle et nouvelle. Des plantes tropicales qui ont besoin de beaucoup d’ombre et d’humidité ont été plantées. Ce sont des plantes appelées communément « plantes d’appartement » comme le foutous, le philodindron et beaucoup d’autres plantes vertes bien connues dans nos maisons. Mais, dans les conditions du jardin botanique de Ein Guédi, certaines de ces plantes arrivent à accomplir le cycle complet de leur floraison et de leur fructification.

Avec les années, ces coins d’ombre et d’humidité ont fait germer également des graines de papayers. Ce sont les descendants des premiers papayers qui ont été plantés là il y a de nombreuses années. Depuis lors et jusqu’à nos jours, ces papayers se sont multipliés grâce à l’aide des oiseaux qui viennent picorer les fruits mûrs au sommet des arbres. Ici il n’y a pas besoin de mains d’hommes. Les restes des fruits tombés dans la broussaille humide et ombragée permettent aux graines de germer et font croître de nouveaux arbres.

Traduction d’un article de Rachel Bindar dans le journal TheEpochTimes Israël du 14 oct.2009 par Suzanne Millet.

A visiter ! Heures d’ouverture : De 8h à 16h excepté vendredi et soirs de fêtes. Payant.


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