Gershon Agron (1893-1959), né en Ukraine sous le nom de Gershon Agronsky, journaliste et maire de Jérusalem.
Gershon Agron est né en Ukraine. Agé de 5 ans il émigra avec sa famille aux Etats-Unis à Philadelphie. Durant la Première guerre mondiale, il fit la guerre en Palestine dans les rangs de la « Légion juive ». A la fin de la guerre, il décide de rester en terre d’Israël.
En 1920, Gershon Agron dirigea le bureau de presse de l’Organisation sioniste mondiale. De 1921 à 1929 il fut à la tête de l’agence d’informations, « Agence télégraphique juive » de New-York. En 1924, il revint diriger le bureau de presse de l’Organisation sioniste mondiale, tout étant le correspondant à Jérusalem de plusieurs journaux étrangers importants, comme le Times ou le Daily Telegraph.
Le 1er décembre 1925, Gershon Agron fonda à Jérusalem le journal en langue anglaise, Palestine Post et en fut le rédacteur en chef. Sous le gouvernement du Mandat, le Palestine Post soutint la ligne qui combattait pour la création d’un Foyer national juif sur la terre d’Israël et prit une position explicite et ferme contre les restrictions imposées par le gouvernement britannique à l’immigration des Juifs sur la terre d’Israël. En 1950, le journal changea de nom et devint le Jerusalem Post.
De 1949 à 1951, sous le premier gouvernement Ben Gourion, Gershon Agron fut directeur du Service d’Information du gouvernement d’Israël.
En 1955, Agron fut élu maire de Jérusalem, fonction qu’il remplit jusqu’à sa mort. En août 1956, il fut sauvé d’une mise en retrait grâce à Rahamim Kalanter, qui abandonna sa faction, celle du Po’el Mizrahi, qui cherchait à destituer Gershon Agron, et lui accorda son soutien. En récompense, Rahamim Kalanter fut nommé adjoint au maire, responsable des affaires religieuses et sanitaires. De là est né le terme « kalenterisme ».
A la suite de la construction de la piscine de Jérusalem, qui fut la première piscine de Jérusalem où se baignaient en même temps hommes et femmes et qui était ouverte le shabbat, plusieurs juges orthodoxes firent contre Gershon Agron, environ deux semaines avant les nouvelles élections, une cérémonie de malédiction, Pulsa di Nora, souhaitant que cette cérémonie magique entraîne la mort rapide de ce dernier.
Portent son nom à Jérusalem le « Centre Agron », qui abrite les bureaux de l’Association de la Presse israélienne, la rue Agron au centre ville et l’école primaire du quartier de Kyriat Yovel.