Derniers articleS

Bus et soirées à Tel Aviv
Il n’y a toujours pas de métro à Tel Aviv. Et alors que le Tramway de (...) >lire la suite


Tout peut changer : quelques préjugés à l’épreuve
Les organisations juives n’aident que les Juifs, les ultra-orthodoxes (...) >lire la suite


Mobilisation des Israéliens en vue des fêtes de Rosh Hashana
Le titre principal du journal Maariv vendredi dernier était : 530 280 (...) >lire la suite


Telmap, pionner israélien de la navigation en ligne
Ce qui rend les « téléphones intelligents » intelligents c’est leur (...) >lire la suite


Un écho d’Israël a besoin de vous pour continuer
Grâce à vos dons, Un écho d’Israël peut continuer à se développer et (...) >lire la suite


Rentrée scolaire : plus d’étude de l’arabe et plus de judaïsme
Ce 1er septembre est le jour de la rentrée scolaire en Israël pour un peu (...) >lire la suite


Une pièce en or rare de 2 200 ans découverte à Tel Kadesh
Une pièce en or très rare de 2 200 ans a été découverte sur le site de Tel (...) >lire la suite



Toutes les nouvelles

Vous recherchez un article, utilisez notre moteur de recherche :

Vous êtes dans : Accueil >> Nouvelles

Histoire : les « Amants de Sion »

mardi 23 octobre 2007, par Cécile Pilverdier


Les « Amants de Sion », baptisé au début "l’Amour de Sion", est un mouvement national juif né en Russie après les pogromes de 1881 pour favoriser l’émigration du peuple juif vers la terre d’Israël.

Déjà dans les années 1860, des personnes comme Tsvi Hirsh Kalisher, Yehuda ben Shlomo Alkalaï et Moshé Hess eurent l’idée d’un retour à Sion, mais ils n’eurent pas d’écho auprès des intellectuels. Les pogromes de 1881 réveillèrent l’attention de juifs vivant en Russie et en dehors, qui fondèrent le mouvement des « Amants de Sion ». Le mouvement « Bilou » faisait parti de ce courant qui prônait le retour en terre d’Israël. Le livre de Yehuda Leib Pinsker, « L’auto émancipation » émit les bases idéologiques du mouvement, et à sa suite, d’autres courants s’unifièrent sous la direction de Pinsker, Lilienblum et du rabbin Samuel Mohaliver. Nombreux parmi ces membres firent parti de la première immigration qui eut lieu en 1882.

Le 6 octobre 1884, dans la ville de Katowice à la frontière russo-allemande, à l’initiative de Pinsker et de Lilienblum, la commission de fondation du mouvement se réunit, sous le nom de « Conférence de Katowice ». A cette rencontre participèrent 36 représentants du mouvement provenant de Russie, d’Allemagne, de Roumanie, de France et d’Angleterre. 18 membres furent élus comme comité de direction dont le siège serait à Berlin. Le président élu fut Pinsker et le président d’honneur Mohaliver.

La seconde conférence du mouvement eut lieu à Drusknik, en 1887. Lors de celle-ci des dissensions apparurent entre les jeunes laïcs dont Ussichkin et Dizengoff et les religieux à propos de la direction. Un compromis fut adopté : Pinsker et Lilienblum continueraient à diriger le mouvement, et les religieux auraient la moitié des sièges dans le comité de direction. La longue maladie de Pinsker provoqua une crise dans le mouvement et son ralentissement. A cette époque le document de Ahad HaAm « Ce n’est pas la route » fut publié, demandant des changements importants dans la conduite du mouvement. Ahad Ha Am, au lieu de convaincre les Juifs de la Diaspora de « monter » en Eretz Israël, écrivait qu’il valait mieux « préparer les cœurs à comprendre les besoins nationaux ». Ses idées furent la base de fondation du mouvement secret « Les fils de Moïse ».
En 1889 à Vilna, la troisième conférence se réunit et les religieux se renforcèrent. Abraham Grinberg fut élu en remplacement de Pinsker, et Mohaliver devint son adjoint.

En 1890 le mouvement reçu des autorités russes le permis de fonder la « Société de soutien aux Juifs travaillant la terre ou ayant un atelier en Syrie et en Terre d’Israël », document qui en somme reconnaissait officiellement les « Amants de Sion » par une autorité politique. Le conseil central de la Société est baptisé « Conseil d’Odessa ». En 1890, Pinsker fut de nouveau élu président. Les Amants de Sion fondent aussi l’association "Langue Claire" pour la résurrection et la propagation de la langue hébraïque, et éditent différentes œuvres littéraires.

Cette même année les persécutions reprirent contre les Juifs en Russie, avec surtout l’expulsion des Juifs de Moscou qui fournit une seconde vague à la première immigration. Aux immigrants se joignit le président du mouvement Zéev Tiomakin, qui essaya un nouveau mode d’implantation en Eretz Israël : des localités indépendantes sans tuteurs. Ainsi naquirent Hadera et Rehovot. Le mouvement soutint également des villages agricoles qui n’étaient pas aidés par le baron de Rothschild et il apporta son aide à la fondation d’écoles juives. Avec la création de l’Organisation Sioniste Mondiale par Herzl, la grande majorité des membres des Amants de Sion rejoint le mouvement Sioniste.

De nombreux adhérents des « Amants de Sion » émigrent en Terre d’Israël et participèrent à la fondation des villes de Rishon LeZion, Rosh Pina, Zikhron Yaakov, et d’autres encore. Ils comptent parmi les pionniers de Petah Tikva, fondé par un groupe formé à Jérusalem, et qui devra abandonner momentanément l’endroit, faute de conditions viables. Enfin le « Conseil d’Odessa » fut dissout en 1919 par les Bolcheviques.

Mis en ligne le 23 octobre 07

Répondre à cet article

2 Messages de forum

  • > Histoire : les « Amants de Sion » 26 octobre 2007 10:55, par Georges Brandstatter

    Pour mémoire, mon arriere oncle : Mordechai Brandstatter faisait partie du mouvement BILOU, en Eretz-Israel, Palestine de l’époque il fut un journaliste et écrivain célebre. réference : Encyclopedia JUDAICA :

    Shalom et mes compliments pour vos articles d’histoiress.

    Georges Brandstatter, Tel-Aviv.

    Répondre à ce message

  • Merci pour vos articles d’histoire et ceux concernant les découvertes archéologiques. Pour aller plus loin, on peut lire : J-M Delmaire : De Jaffa jusqu’en Galilée, Presses du Septentrion à Villeneuve d’Ascq (université de Lille 3), condensé de sa thèse sur les Amants de Sion. Bien cordialement D. Delmaire

    Répondre à ce message


Partager l'info : envoyer l'article par mail title= envoyer par mail RSS2.0 http://www.wikio.fr Partager  
 
LIVRES

Les larmes de la rue des Rosiers
Alain Vincenot - Rue des Rosiers : le quartier juif de Paris. Il remonte au Moyen Âge. À partir du XIXe siècle, beaucoup de juifs d’Europe de l’Est, fuyant l’antisémitisme, y (...)
QUI EST QUI

Itzhak Zaki Alhadif
Itzhak Zaki Alhadif (1890-1938), premier maire juif de la terre d’Israël, qui fut à la tête de la mairie de Tibériade de 1928 jusqu’à son assassinat en 1938. Itzhak Zaki Alhadif (...)
CALENDRIER
VIDEOS
Idan Amedi – Yeled Mizdaken
Le jeune chanteur Idan Amedi, qui participe au concours Kochav Nolad (Une étoile est née), la Star Académie version israélienne, vient d’enregistrer une nouvelle version d’une chanson (...)
DOSSIERS

Les fêtes et les célébrations juives
Présentations, réflexions, témoignages et textes liturgiques sur les fêtes juives en Israël et le calendrier hebraïque : la période de Ticha Beav, Kippour, les fêtes de pélerinage (Pessah, (...)
DOCUMENTS

« Kairos Palestine 2009 » (« Un moment de vérité ») : le dossier de l’AJCF
L’Amitié Judéo-Chrétienne de France a souhaité réagir à ce document, largement diffusé sur Internet et dans les églises chrétiennes, souvent sans analyse critique. De peur qu’il ne (...)
OPINIONS

Les alliés israéliens de Washington
La Gauche israélienne sait que peu importe combien son projet politique est rejeté à toute force par le public, le gouvernement des USA soutiendra ses (...)
CULTURE

Cinéma : Paam Aïti’, Autrefois j’étais
« Autrefois j’étais », en anglais ‘Once I was’ est le titre d’un album de Tim Buckley, sorti en 1968. Le choix n’a pas été laissé au hasard puisque c’est de (...)
 

Copyright 2000-2008© un écho d'Israël
All rights reserved.