Itzhak Zaki Alhadif (1890-1938), premier maire juif de la terre d’Israël, qui fut à la tête de la mairie de Tibériade de 1928 jusqu’à son assassinat en 1938.
Itzhak Zaki Alhadif appartenait à une famille de Tibériade qui résidait dans le vieux ‘Yishuv’. Son père était rabbin et « sage » et chef de l’Ecole talmudique Rabbi Meïr Ba’al ha-Nes.
Itzhak Zaki Alhadif tint un commerce à Beit Shéan, mais en 1915, il revint à Tibériade. Il commença son action publique lors de l’expulsion qui eut lieu durant la Première guerre mondiale, lorsqu’il vint en aide aux réfugiés de Judée qui avaient été expulsés à Tibériade par le gouvernement ottoman. En 1928, il devint maire de Tibériade, fonction dans laquelle il se consacra au développement de la ville, à sa connexion au réseau électrique et au développement du réseau routier. Il transmit également la concession des sources d’eau chaude de Tibériade à une société juive. Son action publique en faveur du développement de Tibériade, lui valut l’estime des Juifs et des Arabes.
Lors des émeutes de 1929, Itzhak Zaki Alhadif signa un accord de conciliation avec le leader des Arabes de Tibériade et des environs, qui déclara : « Aussi longtemps que je vivrai, aucun Arabe n’osera lever la main contre un Juif ».
Hayim Arlozorov écrivit au sujet d’Itzhak Zaki Alhadif : « Nous avons parlé à propos des problèmes des Arabes qu’il connaît bien. Je suis certain qu’il peut être d’un grand secours. Quand nous nous nous sommes demandé quoi faire, il a émis des idées, à mon avis, qui témoignent d’un grand bon sens ».
En 1938, quelques semaines après le massacre de Tibériade, Itzhak Zaki Alhadif fut tué par balles, en plein jour, par le fils du propriétaire d’un restaurant arabe de Tibériade, qui lui avait tendu une embuscade et avait tiré sur lui à bout portant. Deux jours plus tard, il mourut de ses blessures. A la suite du crime, le commandant de la ‘Hagana’ de Tibériade fut congédié et le quartier général de la ‘Hagana’ décida d’une opération contre plusieurs des responsables des attentats contre les Juifs, durant laquelle l’un d’eux fut éliminé et deux gravement blessés.
Plus tard, l’assassin fut capturé, jugé et mis à mort dans la prison d’Acre.
Une des rues principales de Tibériade immortalise la mémoire d’Itzhak Zaki Alhadif. En juin 2009, un groupe d’artistes, à l’initiative de la mairie, érigea un monument à son souvenir à l’endroit où il fut assassiné, à proximité de la mosquée El Omar.