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Moshe Yaalon

mercredi 21 février 2007, par Eliane Ketterer


Moshe Yaalon (Smolenski), né en 1950, surnommé “Bogui”, 17ème chef d’état-major général de Tsahal. A pris ses fonctions au commencement du mois de juillet 2002, lorsqu’il a remplacé à ce poste Shaoul Mofaz. Parmi les fonctions précédentes qu’il a occupées : adjoint au chef d’état-major général, commandant de la région Centre, chef du département des renseignements, commandant de la division Yiosh, commandant de la brigade des parachutistes, commandant du groupe de reconnaissance de l’état-major général. il est nommé ministre chargé des questions stratégiques dans le deuxième gouvernement Netanyahu.

Moshe Yaalon est natif de Kyriat Hayim, où il passa les années de sa jeunesse. Il est le fils d’une famille de rescapés de la Shoah. A l’âge de 12 ans, il reçut le surnom de “Bogui”, qui lui resta. Il fut membre du mouvement de la jeunesse travailleuse et étudiante, et c’est dans le cadre du groupe de base Yaalon des membres du mouvement qu’il s’enrôla en 1968 pour faire son service militaire dans le Nahal (“Jeunes pionniers combattants”). Le groupe de base Yaalon fut envoyé au Kibboutz de Grofit situé dans la vallée du Jourdain et c’est là que Moshe Yaalon fit sa première année de service militaire.1969 fut le début de son service militaire dans la brigade du Nahal parachutiste ; il fut placé dans le groupe de reconnaissance de la brigade. En novembre 1971, il fut démobilisé avec le grade de sergent-chef et revint au Kibbutz de Grofit.

Lors de la guerre de Kippour, Moshe Yaalon fut placé dans un bataillon de réservistes de parachutistes qui combattit sur le front sud. Il participa à la traversée du canal de Suez et aux difficiles combats qui eurent lieu dans la ville. A la fin de la guerre, il s’enrôla dans l’armée de métier et partit suivre un cours destiné aux officiers, qu’il termina comme excellent instructeur d’une compagnie. Il exerça ses premières fonctions de commandement dans l’escadron 50 de la brigade du Nahal. Il fut nommé ensuite commandant du groupe de reconnaissance de la brigade des parachutistes et mena à l’action le groupe de reconnaissance lors de “l’opération Litani”.

En 1979, après un court congé, Moshe Yaalon fut nommé commandant de la compagnie des entraînements du groupe de reconnaissance de l’état-major général, puis adjoint au commandant de l’unité. Dans le cadre de son service dans l’unité, il fit la guerre du Liban. A la fin de la guerre, il fut nommé commandant de l’escadron des parachutistes, puis adjoint au commandant de la brigade. En 1986, il fut blessé au cours d’un affrontement avec des terroristes à la frontière nord. Lorsqu’il fut complètement rétabli, il partit suivre un cours de perfectionnement militaire en Grande-Bretagne, qu’il acheva en recevant la fonction de commandant du groupe de reconnaissance de l’état-major général. La période où il commanda l’unité fut considérée comme l’une des meilleures dans l’histoire du groupe et elle fut riche de résultats effectifs. Selon des publications venant de l’étranger, sous le commandement de Moshe Yaalon, les soldats du groupe de reconnaissance de l’état-major général exécutèrent la liquidation de Halil Al Wazir, (Abu Djiah), membre de Assaf à Tunis.

Lorsqu’il quitta cette fonction, Moshe Yaalon fit un recyclage dans les troupes blindées, puis il termina sa licence en sciences politiques à l’Université de Haïfa. En février 1990, il fut nommé commandant de l’unité des parachutistes. En janvier 1992, il reçut le grade de lieutenant -général et fut nommé commandant de la division Yiosh. En août 1994, il fut nommé commandant de la base d’entraînements à Tsaalim. En 1995, il reçut le grade de général et fut nommé chef du département des renseignements (Aman). En 1998, il fut nommé général commandant la région Centre, et il se consacra entre autres à la préparation militaire en vue d’un possible affrontement avec les Palestiniens, préparation qui montra son utilité lorsque éclata l’Intifada d’El-Aqsa.

En septembre 2000, Moshe Yaalon fut nommé par le chef d’état-major général d’alors, Shaoul Mofaz, ajoint au chef d’état-major général, et fut ainsi désigné comme son successeur à cette fonction. Le 9 juillet 2002, il devint chef d’état-major général de Tsahal, après avoir été préféré au général Ouzi Dayan.

Le mandat de Moshe Yaalon comme chef d’état-major général et comme adjoint du chef d’état-major général fut caractérisé principalement par la suite des affrontements entre l’Etat d’Israël et les Palestiniens. Quelques mois après l’entrée en fonction de Moshe Yaalon, son prédécesseur au poste, Shaoul Mofaz, fut nommé Ministre de la Défense. Des rumeurs à propos des relations tendues et des luttes d’influences entre les deux hommes surgirent de temps en temps dans les medias.

En juillet 2003, on écrivit que Moshe Yaalon avait dit à propos de l’affrontement avec les Palestiniens : ”Nous devons reconnaître actuellement notre victoire et continuer plus loin”. Cette façon de s’exprimer suscita une large critique publique. Ce n’était pas la première parole de Moshe Yaalon qui faisait les gros titres des journaux. Déjà, lorsqu’il était chef du département des renseignements, Moshe Yaalon avait suscité une critique publique à cause d’expressions sujettes à controverses. En 1996, peu de temps avant les élections, il avait fait un compte-rendu à la commission parlementaire des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset, selon lequel les leaders de l’Iran espéraient la victoire de Netanyahu aux élections. En mai 2001, alors qu’il était adjoint au chef d’état-major, on écrivit qu’il avait dit : “ L’accord avec les Palestiniens n’amènera ni à la suspension ni à la fin du conflit. Tout accord, s’il est signé, signifie uniquement une suspension temporaire”. Ces façons de s’exprimer et d’autres semblables firent que Moshe Yaalon devint l’objet de la critique politique, essentiellement des cercles de gauche, critique qu’il qualifia ainsi dans une interview à la presse : “discussion superficielle, déformée, pleine de fourberies et non débat sérieux”.

Au début de 2005, à la fin de trois années de mandat comme chef d’état-major général, le ministre de la Défense d’alors, Shaoul Mofaz, décida de ne pas prolonger le mandat de Moshe Yaalon d’une année supplémentaire, comme c’était l’usage. Il fut remplacé par Dan Halutz.

En novembre 2008, il décide de rejoindre le Likoud et de se présenter aux élections primaires en vue de briguer un poste de député à la Knesset. Il est élu à la 18ème Knesset en février 2009.

En mars 2009, il est nommé Second du Premier ministre et ministre chargé des questions stratégiques dans le 32ème gouvernement dirigé par Binyamin Netanyahu.

Marié et père de trois enfants. Habite à Maccabim-Reut.

Dernière mise à jour le 7 avril 09


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