| A propos des fêtes de fin d’année |
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Michel Remaud |
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La période qui s’étend du 25 décembre au 1er janvier est communément désignée par l’expression de « fêtes de fin d’année ». Ces huit jours voient se succéder des célébrations chrétiennes, civiles et parfaitement païennes
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Pour franchir le point de contrôle permettant l’accès à Bethléem, aux petites heures de la nuit du 24 au 25 décembre, il suffisait de montrer de l’intérieur de la voiture la couverture d’un passeport à des soldats débonnaires, ou frileux, qui se contentaient d’y jeter un lointain coup d’œil avant de lever la barrière sans sortir de leur guérite. Une fois franchi l’obstacle qui n’en était pas un, le seul véritable danger était représenté par les taxis, qui prenaient les virages à gauche à grande vitesse, sans doute dans la crainte de manquer les rares clients possibles. Au long des quelques kilomètres qui s’étirent entre la tombe de Rachel et le centre de la ville, et où les décorations lumineuses étaient plus abondantes que l‘an dernier, quelques groupes de piétons se rendant à la basilique ou en revenant.
Aux abords immédiats de la basilique, une fois dispersée la foule des participants à la messe solennelle, on n’avait aucune peine à trouver une place de stationnement. Le grand parking en contrebas ne contenait que quelques voitures, munies de plaques israéliennes pour la plupart. Selon les statistiques officielles, six mille pèlerins, principalement des arabes israéliens, sont venus à Bethléem dans les vingt-quatre heures. On était bien loin des foules connues il y a quelques années, et à plus forte raison au temps de l’occupation israélienne. Dans les grottes, les habitués pouvaient retrouver l’atmosphère si particulière de la nuit de Noël à Bethléem, sans doute plus propice au recueillement que la messe officielle. Dommage d’avoir laissé croire aux pèlerins qu’il était impossible, ou dangereux, de venir y célébrer la nativité.