Film documentaire anglais
Réalisation : Kevin Macdonald
Durée : 1h 32
Par le biais d’images d’archives et d’interview ce documentaire retrace la tragique prise d’otages de onze athlètes israéliens aux Jeux Olympiques de Munich en 1972. Dans la nuit du 4 septembre un commando palestinien de "Septembre Noir" pénètre dans le village olympique où logent les athlètes israéliens. Un terrible suspense s’ensuit jusqu’au dénouement fatal du 5 septembre au soir.
La police allemande cumule les erreurs : elle fait appel à cinq tireurs inexpérimentés, refuse la venue d’un commando israélien ; le projet d’une prise d’assaut échoue, les terroristes pouvant suivre à la télévision les préparatifs en direct ! Après une vingtaine d’heures de tractations, la totalité des otages ainsi que cinq des terroristes sur huit, sont abattus dans une fusillade confuse sur une base aérienne de Munich. Et enfin l’annonce que tous les israéliens étaient sains et saufs pour démentir cette information quelques heures plus tard. Un membre du commando, interviewé par le réalisateur, vit aujourd’hui caché quelque part en Afrique.
Le seul but de "Septembre Noir" n’était pas tant de tuer mais bien d’utiliser le pouvoir médiatique mondial des Jeux Olympiques pour faire connaître la cause palestinienne au monde entier. Et si l’on compare le conflit israélo-palestinien tel qu’il se présentait il y a trente trois ans, et la situation actuelle, peut-on considérer qu’il y a un progrès ?
Bande annonce :
MUNICH
Film américain
Réalisateur : Steven Spielberg
Durée : 2h 35
Pour éliminer les commanditaires de la prise d’otages de Munich Israël organise une opération de représailles : ceci est un fait réel. Par contre, le film de Spielberg est pure fiction, le Mossad (Service Secret Israélien) n’ayant guère l’habitude de divulguer ses moyens d’actions.
A travers cette fiction le réalisateur tente de démontrer que les représailles nourrissent un cercle vicieux de violence :"pour chacun des terroristes tués ils en font grandir six autres" ce qui, dans la réalité, s’avère exact. Pourtant ce film n’est guère convainquant, sans doute en raison de sa longueur, de la violence de plusieurs scènes, et d’une fin qui nous paraît plus commerciale que percutante.
Choisir entre réalité et fiction, certes nous n’hésitons pas à privilégier le documentaire "Un jour en septembre".