Le cessez-le-feu est entré en vigueur cette nuit à 2h du matin mais les roquettes continuent de tomber….
« Qui pourrait nous recevoir ne serait-ce qu’une fin de semaine, qu’un shabbat ? » pensent certaines familles de ces villes du sud vivant cette tension permanente des roquettes éventuelles. « Comment les aider ? », se demandent certains habitants du centre et du nord du pays, ne sachant à qui proposer un logement, un temps de repos, une bouffée d’air.
La population israélienne se sent en effet profondément concernée par ce qui se passe dans un coin ou un autre du pays. On se rappelle les centaines de familles de Jérusalem, de Tel Aviv, accueillant pour un temps des familles du nord pendant la seconde guerre du Liban, mais aussi les efforts des organisations gouvernementales, de l’Agence juive, pour proposer aux enfants du nord des « vacances » dans le sud. Aujourd’hui, c’est l’inverse. Le nord veut aider le sud.
Le problème qu’on avait déjà constaté en 2006 c’est le manque de cohésion entre les volontaires individuels, les autorités et les associations. On ne sait pas à qui s’adresser pour aider ou pour être aidé.
Il y a trois semaines, Naftali Bennet, ancien conseiller du chef du Likoud Binyamin Netanyahou, se rappelant des difficultés à aider de façon efficace il y a deux ans, a créé un nouveau site : israelim (www.israelim.com) dans le but de coordonner l’offre et la demande d’aide entre les personnes offrant un refuge, et les familles du sud.
Des milliers d’hébergeurs et d’hébergés ont déjà utilisé ce site. Citons le cas de la famille de Yaakov Bogdiny avec ses 3 enfants, résident de Sdérot. Consultant un vendredi le site israélien ils ont pu, le jour même, être accueillis par une famille du mochav Nov sur les hauteurs du Golan. Shoshana Nakash, propriétaire d’une maison d’hôte, les a reçus pendant une semaine. « La famille nous a donné tout ce dont nous avions besoin, et nos enfants ont pu s’apaiser au grand air. »